• Lorraine Grunen-well

L'ORDONNANCE©

Le mot révèle à son endroit, comme à l’envers

Un peu de son univers, de ses chimères

Il dit une chose et son contraire

Le conscient et l’inconscient, éphémères

Tout est question de sens

Même dans l’impermanence

Il raisonne et résonne

Le langage structure la pensée de l’homme

Les consonnes rythment, permettent la respiration

Tandis que les voyelles véhiculent l’émotion, l’intention

L’information circule,

Notre corps la véhicule.


Les mots indigestes sont vomis

De ce qui, de la vie, n’est pas digéré à l’envie

Ce qui nous pèse, nous grave, nous crève.

Pourtant, en Liberté, nous conduit le rêve.

Je suis et lui aussi, nous sommes de bonne foi

Re-écrire ensemble sous un autre angle « il était une fois »

Le silence et le vide permettent qu’il se déploie

Ils sont essentiels, absorbent, nettoient

Le mot prend la place qu’on est prêt à lui donner

Il est actif si la personne est touchée

L’émetteur laisse le récepteur créateur dans ce qu’il reçoit

Poly sémantique, jamais il ne déçoit.

Le mot « juste » pour Soi, relie, corps, cœur et esprit

L’homme se retrouve dans son axe, à mon avis

La musique de la langue reste maternelle

Elle susurre à l’oreille

Il y a ce qui est dit et ce que l’on entend

Ce que l’autre comprend


Intériorité à extérioriser en somme

Une forme qui contient ce que l’on nomme

Lorsqu’il sort, il évacue la tension latente

Elle est l’empreinte, le gène qui la rend différente

Le secret de famille inavouable

Marque le sujet comme un beau diable

Le mot réalise ce qui est audible à chacun

Le mot qui guérit remarque les besoins

Il rétablit les limites du supportable

De ce que le corps montre de l’innommable


Il réunit rationnel et irrationnel

Car la magie, opère pour l’essentiel

Qu’il soit doux, amer, acide

Parfois même potion bizarroïde,

Il est du goût de ce qui fera du bien

Pour peu qu’on y mette du sien.

Il peut être tranchant: il coupe dans le vif

Il doit sortir : la purge sort ce qui est nocif

Evacuer, mais tout n’est pas à montrer !

Et surtout ne pas se victimiser !


Le mot va panser, les plaies cicatriseront

S’il met en joie, il est au diapason.

Il permet l’inspiration, la compression, l’expiration

Il amène le souffle, l’échange, la transformation

La vie est vibration, information et énergie

Il apprend à s’aimer soi, et cet autre à l’envie

Il projette l’imaginaire au présent

« comme si » on rejouait, avec l’enfant, devenu grand.


Drôle de cadeau parfois

L’offrir en transmission est-t-il de bon aloi ?

Faire le tri dans la mémoire, dans ce que l’on croit là

L’autre en fera ce qu’il choisira

Les archétypes frappent au bon endroit

Revêtent les symboles, ils réuniront ce que l’on voudra

Il est question de dosages et de précisions

Homéopathique en dilution, ou sous perfusion ?


Le mental et ses croyances cèderaient-ils à l’intuition ?

L’émotionnel oublierai-il de juger, par confiance pour de bon?

La personnalité se détacherait-elle de l’ego dans la joie ?

Le discernement reste ce qui est bon pour soi.

S’écrire, s’inscrire dans l’épaisseur du présent

Faire de sortes que l’amour circule entre les gens ?

Le mot qui fait loi, pour Soi, en reliance…

Il dispose en symbiose, si on ose : l’or-donnance.


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