PARCOURS ET FORMATIONS

         Comme beaucoup d’atypiques, j’ai toujours aimé apprendre, non pour savoir mais pour comprendre. Explorer avec des espaces de sécurité, quelque repères pour structurer, me donnent confiance et assurance, Un but est donné, mais n'empêche pas la sérendipité... Accueillir l’inconnu et faire connaissance, nourrit, fait des liens, permet de transposer et de créer.

 

         Pour le parcours classique : j’ai suivi un cursus littéraire. Après un Baccalauréat « maths et français », je fais une Licence en Histoire (médiévale) et Histoire de l’Art. Je constate en faisant un remplacement, qu’avant d’enseigner, il faut parfois étayer les enfants en difficulté. Je suis plus dans l’écoute des besoins du présent, dans ce qui questionne, que dans la transmission d’un programme imposé.

Je pars alors pour un diplôme d’éducatrice spécialisée. Comme j’ai déjà un niveau universitaire, on me propose un cursus avec une orientation européenne. J’accepte la formation supplémentaire en gérontologie-action sociale. Le thème en est le lien à faire entre la « grande histoire » et les histoires de vie pour des prises en comptes sociales. Le symbole est fort : la rencontre se passe à Berlin quelques temps après la chute du mur.

       Après un travail de réseau pour permettre aux seniors de rester à domicile passionnant mais à durée déterminée, je change de région pour avoir d’autres points de vues. Je fais des apprentissages pour les accompagnements de la maladie mentale et de pluri-handicaps. Avec l’évolution de la profession, je passe un Master de cadre en intervention sociale et une formation de coordinateur. Mais je perds ce qui m’anime.

 

      Je décide de retrouver le « flow »: Qu’est-ce que « être humain » ? Qu’est-ce que l’identité ?

On parle de l’identité lorsqu’elle est en crise, après un chaos qui chamboule : il y a « avant » et le temps où on n’est pas encore dans « l’après ».

C’est le passage à renaître différent, avec une nouvelle mise en cohérence entre ce que l’on perçoit de soi, de ce que l’on présente à autrui, et de la désignation par l’autre de qui on pourrait être… Une identification reste contextuelle, relationnelle, situationnelle. Après le système quitté, redonner du sens permet de retrouver sa juste place, d’unifier ou de pacifier les contraires complémentaires.

Comment accompagner la mise en mots des maux de chacun, la reconnaissance, l’entendement ?

Avec les différentes approches en sciences humaines complémentaires : Histoire, Philosophie, sociologie etc…les apports des arts, la relation d’aide selon Roger, la psychanalyse de Jung, etc. Il est toujours question de point de vue.

      « L’autre » est nécessaire à la construction de soi : il est le miroir nécessaire. L’humain est à la fois raison et passion, un voyageur, un passant insaisissable. Il reste une fiction, une représentation.

Nos ancêtres ont laissé des traces, des rituels à suivre pour confirmer les liens vitaux. Ils rappellent la dette de l’héritage reçu (et à transmettre), qui on devient au sortir de soi. Nos vulnérabilités, comme nos richesses tissent des solidarités. On découvre qui on est, nos potentialités, par nos rencontres.

 

      Le constat est donc narratif, jeu de langage, labilité des limites. L’illusion construit le récit de soi et des représentations collectives, entre le singulier et ce qui est semblable. Ce qui importe, c’est la cohérence de Soi et le discernement de ce qu’il vise à devenir.

 

    Je construis donc ma reconversion :​

. En art thérapie (certificat)

. En accompagnement de fin de vie à JALMALV

. De découverte du métier de biographe « pratique » avec un biographe indépendant.​

. En « chants du passage » et premier degré de psychophonie, avec le centre  Héliogramme.

. Un Master Class avec Eric Emmanuel Schmitt 

. Et surtout : la formation d’écrivain public du CNFDI, (reconnaissance de l’AEPF, l’Académie des Ecrivains Publics de France)

        

En toujours en autodidacte : les travaux de Jung, des ateliers de clown, de conte

 

Les formations autres qui m’ont aussi nourrie :

  • Dans le savoir être, les savoirs faire et l’analyse : une approche de la Validation de Naomi Fiel, les congrès, la phénoménologie… Approches : de l’autisme (avec Josef Schovanec), des maladies et troubles psychiques…

  • Sur le sensoriel et la relation d’aide : l’aromatologie, le toucher massage ®, le premier niveau en fleurs de Bach, l’art floral.

  • Le travail familial : le génogramme (2 modules), l’approche systémique d’une organisation, le réseau de partenariats, la visite à domicile et les territoires de l’intimité.

  • Les lectures selon les intérêts ou conférences : en sciences humaines et sociales, la neuroscience etc.

 

Bien sûr, cela n’est pas exhaustif !

 

 

Je fonctionne sur un mode empirique. Je teste afin de constater ce qui marche déjà sur moi, quels peuvent être les effets de tel type d’approche. Je teste et ne m’enferme plus dans des savoirs. Pas curiosité, j’aime découvrir ce qui me convient à un moment donné. Je peux alors le proposer aux personnes que j’accompagne. Le client sent ce qui résonne chez lui et chez l’autre, si c’est harmonieux, il est possible d’œuvrer ensemble. Les limites sont celles que l’on se donne : de la loi, de l’homme digne et éthique, de ce qui fait sens entre le signifiant et le signifié, de la nature et ses cycles, de ses forces et ses faiblesses. L’art de vivre éclot à l’insu de l’artiste, sans volonté de résultat, mais par sa capacité à Etre, puis à faire et à avoir.

 

EXPERIENCES

 

         Ma première biographie, je l’ai faite avec une adolescente, qualifiée de « psychotique ». Après avoir abordé l’organisation d’un journal, elle avait pu écrire quelques histoires. Lorsqu‘elle les a rassemblées dans l’ordre qu’elle souhaitait, son visage s’est illuminé : elle avait fait les liens utiles. Elle retrouvait, une possibilité de se structurer, d’apporter du sens. Je savais qu’elle avait en elle les capacités de trouver les ressources nécessaires, et de cheminer dans sa résilience, vers une forme d’apaisement.

 

         La seconde expérience est ma propre expérimentation (toujours tester, ne jamais se contenter de croire), en autobiographie. J’ai pu constater que l’exercice n’était pas si simple. C’est une actualisation de sa mémoire, de ce qui est là et de ce qu’on choisit d’en faire. Il y a l’option de dire ou non, de comment le faire, de pourquoi le faire. Le sens du moment présent, peut changer avec le temps. Les émotions sont de bons indicateurs sur les besoins profonds à révéler.

 

         La troisième que je citerai, est celle d’une personne accompagnée, qui n’a pas souhaité terminer l’exercice. Cela arrive aussi. Soit le début avait déjà changé son présent, soit elle a réalisé qu’elle préférait elle-même écrire après le premier déclic enclenché,  soit elle ne pouvait lâcher-prise et revenait sans cesse à son passé idéalisé, occultant le présent. Il n’appartient à personne de juger de la vérité de chacun. Le conscient peut accepter de révéler ce qu’il est prêt à supporter uniquement.

 

Bien sûr, il y a le reste :

 

  1. Les écrits professionnels d’avant et un blog de développement personnel durant un an.

  2. Un livre bilan : Relation éducative, relation d’aide et développement personnel https://lire.amazon.fr /kp/embedasin=B081B1FDQL&preview=newtab&linkCode

  3. Mon dernier livre "Portraits décalés". https://www.amazon.fr/PORTRAITS-DECALES-MME-LORRAINE-GRUNEN-WELL/dp/B089M1H4LV

 

     Alors Au Plaisir de se dire et d’écrire ! A la construction d’un nouvel horizon de sens partagés !

 

 

 

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oeuvres de l'esprit et histoires de vies par Lorraine Grunen-Well